Histoire du sudoku : des origines à aujourd’hui

29 juin 2026 · 5 min de lecture

Malgré son nom japonais, le sudoku n’est pas né au Japon. Son histoire mêle un mathématicien suisse du XVIIIᵉ siècle, un architecte américain à la retraite et un juge néo-zélandais. Retour sur un parcours étonnant.

Un ancêtre : les carrés latins d’Euler

L’idée de remplir une grille sans répétition remonte au mathématicien suisse Leonhard Euler, qui étudia au XVIIIᵉ siècle les « carrés latins » : des grilles où chaque symbole apparaît une fois par ligne et par colonne. Il manquait toutefois la contrainte des régions, qui fait tout le sel du sudoku moderne.

La naissance aux États-Unis (1979)

Le sudoku tel qu’on le connaît apparaît en 1979 dans un magazine américain, sous le nom de « Number Place ». On attribue sa création à Howard Garns, un architecte à la retraite de l’Indiana. Le jeu reste alors relativement confidentiel.

Le succès au Japon et le nom « sudoku »

C’est au Japon, dans les années 1980, que le jeu explose. L’éditeur Nikoli le popularise sous le nom « Sūdoku », contraction de sūji wa dokushin ni kagiru — « les chiffres doivent rester célibataires », autrement dit uniques. C’est de là que vient le nom mondialement connu aujourd’hui.

La déferlante mondiale (2004-2005)

Le déclic planétaire vient d’un Néo-Zélandais, le juge à la retraite Wayne Gould, qui développe un programme pour générer des grilles et convainc le Times de Londres de les publier fin 2004. En quelques mois, le sudoku envahit les journaux du monde entier. C’est l’un des rares jeux à avoir conquis la planète sans publicité, par simple bouche-à-oreille.

À l’ère du numérique

Aujourd’hui, le sudoku se joue surtout en ligne et sur mobile. Les générateurs garantissent des grilles à solution unique, notées automatiquement par difficulté, avec indices, notes et classements — comme sur Sudozen. Le papier n’a pas disparu pour autant : beaucoup préfèrent encore imprimer leurs grilles pour jouer au crayon.

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